Mélancolique.. D'un soir. D'une vie.

Mélancolique.. D'un soir. D'une vie.
Tout se résume au silence. Malgré tous ces bruits. Malgré toute la douleur. Malgré tout ce semblant de vie, autour de moi, qui se presse, qui accélère. Et.. Si l'infini se résumait en fait au néant? Si tout avait un aspect purement scientifique, aussi bête que les battements de mon coeur, que j'entends résonner en moi, alors qu'au fond, je me sens si vide. Ces pulsations qui me prouvent le contraire. C'est une vérité, qui incompréhensible, blesse. Tout devrait être silence, en réponse à ce vide infini qui me.. comble. Ce vide qui se transforme en larmes, à l'air libre. Ces larmes qui coulent, sur mes joues pour enfin sécher, et retourner à l'état d'origine. La boucle est bouclée.

Le silence ? Je me pose tant de questions, il n'y a pas une seconde ou cela cesse. L'incertitude, la peur. Mais si ces choses étaient simplement évidentes. Si avoir mal était omniprésent. Si le ''pourquoi'' disparaissait et laissait face aux réponses concrètes. Comme être devant la personne qu'on aime, sentir toutes ces questions existentielles disparaitre, se retrouver avec les sensations, les bruits amplifiés, les sentiments éveillés. Ces instants où le ''moment présent'' n'a jamais été aussi réel. Ou chaque millième de seconde est vécu.
Pour disparaitre à la seconde où l'on se retrouve éloignée. Eloigné, oui, loin... Mais pas des questions, qui dans la solitude deviennent nos meilleures amies. Un amour haineux. Pires ennemies, qui rôdent à tout jamais et qui rongent la moindre parcelle de cerveau, de coeur, de corps.

S'il fallait résumer aujourd'hui, alors oui, ce serait le Silence. Mais, sa présence. M'allonger, à ses côtés. Dans le monde froid qui m'entoure, ce sont peut être bien les seuls instants où je ne grelote pas. Où, je me sens présente, vivante. Partager des pensées, même si l'on sait qu'aujourd'hui tout est différent, se remémorer ces choses qui font du bien. Ces moments où l'on pensait plutot à rire.. =) Oui.. Aussi enfantin que ce soit.

Alors, pour résumer, ces temps-ci, j'emploierais le mot ''silence'', oui. Les profs ne sont pas du même avis il faut croire, les feuilles vides ne m'ont amené rien d'autre que des échecs. En parallèle avec ceux du moment, dans ma ''vraie vie'' ? Pas celle synthétisée dans un cahier, plein de notes, qui se limite au scolaire.

Le silence.. Ami vicieux. Alors.. J'avale de la musique. Celle qui a toujours fait partie intégrante de moi.. Qui à chaque battement, m'accompagne, dans le réseau immense des vaisseaux sanguins.
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 15:57

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 14:09

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Quand tout sera noir,
quand tu auras peur,
quand tu te sentiras seule,
quand tu auras froid,


Souviens toi de respirer.

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# Posté le mercredi 24 juin 2009 07:09

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 14:09

In city of Devil we live.

In city of Devil we live.
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Et si on courait? Et si on fonçait? Je parie qu'à la course, mon coeur te batterait.

Se sentir vivre, battante, c'est l'unique envie. Désir profond, poussé par ces sons métaliques, ces guitares qui crient, ces batteries qui explosent toute leur hargne.

Et si on y allait? Si j'allais observer ces étoiles. Les laisser m'approcher. Celles qui brillent dans ton regard, celles qui brulent dans cette nuit éternelle. Cette immensité contrastée, celle dégagée par tes yeux braqués sur moi. Comme si la nuit, tout prenait sens, ce vide pourtant si comblé. Ces moments, dans lesquels les poumons semblent déguster chaque molécule d'oxygène, une à une. Détresse, apaisement. L'air se fait lourd, son corps se fait fragile.

Alors si on sautait? Dans ce train qui ronge ses rails, qui accélère à tout jamais, éphémère, en attendant le mur mortel. Ce mur au pied du quel nous resterons, folles, jeunes innocentes. Ma main dans la tienne, je n'ai peur de rien, alors que mes doigts ne glissent jamais de cette étreinte.

Car, tu sais, un jour tu ouvriras ton coeur, je serai là. Et un jour, j'ouvrirai le mien, tu seras au rendez vous. Après s'être tant barricadées, contre ces coups. Après avoir tant couru, pour cacher ce bout de chair usé et déchiré, l'agrippant dans nos mains comme si ça pouvait aider. Retenir les morceaux, ne pas les voir s'envoler, s'écraser sur le sol déjà tant taché de notre douleur.

Oui, toi et moi, nous serons comme des héros de guerre, qui à l'instant de leur mort, laissent dans leur yeux vides toute l'horreur du monde, une bouche déformée qui criait encore pour leurs coeurs béants.
Miniscules face à l'éternité de l'histoire, face à ces corps célestes dans la nuit sombre. Ces étoiles, âmes abimées, qui à travers leur lueur lointaine tiennent notre souffle en otage.
Oui, ces reines exilées, que l'on contemplera à deux, les priant de nous protéger, cette fois.


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# Posté le vendredi 11 septembre 2009 17:57

Modifié le vendredi 18 septembre 2009 11:39